6 questions à Luis Clavis du festif groupe Valaire qui vient de lancer le nouvel EP Sofa So Good
Après le mini-album Jazz Futon lancé en février 2023, l’énergique quintette Valaire revient avec un second EP baptisé Sofa So Good. Le Journal a posé six questions au coloré chanteur Luis Clavis.
Sofa So Good, est-ce la suite de Jazz Futon?
«C’est complètement la suite, c’est comme une extension du Futon. Certaines chansons à la base étaient sur Jazz Futon, mais on trouvait que cela détonnait un peu alors on les a enlevées et gardées pour plus tard. Le plus tard est arrivée par la suite, en plus de notre autre pièce instrumentale qu’on avait envie de développer sur cet album. On a aussi rencontré Joseph Sarenhes et on a décidé de faire une toune ensemble (Sunny Days); ce qui a fait tout ce petit package.»
Justement, parle-moi des autres collaborateurs sur cet EP.
«Sur la pièce Flavor, il y a Alan Prater et Mel Pacifico qui sont déjà deux collaborateurs relativement proches. Alan Prater est un ami et un mentor. Il a joué avec les Jackson, dont Michael Jackson quand il était plus jeune. Il a fait des tournées mondiales, c’est une légende pour nous, on a tout de suite voulu collaborer avec lui. Il a encore à nous apprendre. Il y a aussi Amen Deniro, un gars de Québec qu’on a approché, car il a un ton vraiment intéressant.»
Décris-moi ce nouvel EP, Sofa So Good.
«On revient à nos origines jazz dans l’instrumentation, on entend les cuivres et les percussions, mais on se sert aussi de notre passé dans le hip-hop et la musique électronique pour faire un genre d’album qui flirte avec le soul et le R&B. En restant toujours dansant avec un petit côté jazzy ensoleillé qui donne un petit sourire en coin.»
Qui est Valaire pour ceux qui seraient confus entre Misteur Valaire, Valaire et Qualité Motel?
«Faisons une petite ligne du temps (rires). On vient de Sherbrooke, on a grandi ensemble tous les cinq et au cégep, on a formé Misteur Valaire, qui est notre quintette originel, qui était un quintette de jazz expérimental qui a commencé à être électronique par la suite. À un moment, le Misteur a pris le bord, sans véritable raison. On est devenu Valaire. Au cours de ces années-là, avec les cinq mêmes membres, on a décidé de former un projet parallèle: Qualité Motel, qui a été créé pour jouer dans les après-spectacles de Valaire, en formule DJ set joué et improvisé sur place.»
Ce dont vous êtes le plus fier de ce nouvel opus?
«Je pense qu’à travers ce EP, ainsi que l’album qui l’a précédé, on dirait qu’on a remis le doigt sur le son qui nous est propre, qui nous a bâti au départ. Un passé jazz qui permet un bel équilibre entre la musique instrumentale parfois moins accessible et les chansons plus pop et plus vocales. L’espèce d’origine jazz et de rencontres faites à travers les années; qui peut être une belle porte d’entrée pour les gens à un monde plus instrumental et peut-être plus réfléchi. C’est ce qu’on souhaite du moins.»
Où peut-on vous voir jouer sur scène?
«Cet été, on se promène avec Valaire. On est d’ailleurs en ce moment même en train de composer du Qualité Motel, donc on va essayer de sortir du matériel sous peu. Tout cela va bien meubler notre prochaine année. À la télévision, on risque fort de nous revoir à l’émission Plaza Plaisir avec notre ami Pierre-Yves Lord. La pièce de théâtre Zamân avec Mani Soleymanlou, sur laquelle on collabore et on joue de la musique, va aussi revenir au théâtre, mais on ne peut pas encore dévoiler quand.»
-Le EP Sofa So Good de Valaire est sur les plateformes