Dermot Kennedy au Centre Vidéotron : il a fallu prendre le temps de s’apprivoiser

L’Irlandais Dermot Kennedy ne s’est pas laissé apprivoiser facilement, mais il a quand même fait bonne impression lors de sa première visite à Québec, mercredi soir, au Centre Vidéotron.

Après cinq concerts dans la région de Montréal depuis ses débuts en Amérique en 2017, le guitariste gaucher aux chansons qui parlent principalement d’amour, et qu’on peut comparer à Ed Sheeran, a profité d’une prolongation de sa tournée Sonder, du nom de son dernier album, pour tester la température de l’eau dans la capitale.

Certes, il n’était que quelques milliers d’admirateurs à ce premier rendez-vous, mais c’étaient des vrais, prêts à chanter avec Kennedy et à lui crier leur amour.

L’artiste de 31 ans a cependant mis du temps à sortir de sa coquille. Pendant presque toute la première moitié de sa prestation, on l’a senti distant. Il tournait fréquemment le dos au public en chantant, perché plus souvent qu’autrement dans le haut d’une plateforme en pente placée au milieu de la scène et se contentant de quelques « mercis » ici et là.

Les enchainements qui s’étiraient durant de longues secondes dans le noir, entre les chansons, n’aidaient pas non plus à donner du rythme au concert, marqué tout de même par de solides interprétations de Power Over Me, Dreamer et Glory.

Ovation

Cette approche timide n’est heureusement pas demeurée la norme.

La glace a été enfin brisée comme il se doit quand, à mi-parcours, Dermot Kennedy s’est installé au piano, seul près du parterre, pour chanter Rome, saluée par une ovation, et Innocence and Sadness, en plus de livrer un message empreint de positivisme durant lequel il a exhorté son monde « à chérir les gens que vous aimez ».

Puis, au retour de ses trois musiciens et deux choristes, le concert a pris un élan irrésistible qu’il n’a plus jamais perdu. Après une Outnumbered attendue et appréciée, la tonique After Rain, la plus rock de la soirée, a prouvé que Kennedy pouvait s’éloigner de la pop sucrée sans se perdre en chemin, bien au contraire.

Désormais plus près du public, plus souriant, plus engagé, il a foncé vers la ligne d’arrivée avec une énergie redoublée. Lorsque les dernières notes d’une fort réussie Something To Someone se sont évanouies dans la clameur du Centre Vidéotron et sous le regard satisfait de Dermot Kennedy, le constat était clair : cette première rencontre entre le barde irlandais et Québec aura une suite.

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